peche La pêche à la mouche à la japonaise est aussi affaire de minimalisme ! Découverte tout en zen de la pratique avec un équipement d’une centaine de grammes qui rend ce sport accessible à tous…

En supprimant le superflu, on se concentre sur l’essentiel. La philosophie japonaise du Ma qui privilégie, en toute chose, le minimalisme, guide l’art floral de l’Ikebana, la poésie tanka, l’art du thé ou encore l’architecture d’intérieur… Mais pas que. Cette philosophie ancestrale était aussi la règle dans les campagnes montagneuses où paysans et pêcheurs, cultivant de maigres lopins de terre, devaient crapahuter dans les torrents à la recherche de quelques truites et autres petits carnassiers de rivière pour compléter l’ordinaire.

Ainsi est née la pêche au Tenkara, au VIIIe ou IXe siècles selon les historiens. C’est la difficulté d’accès aux lieux où se cache le poisson qui a incité les pêcheurs à épurer leur équipement : une canne en bambou, un fil en crin de cheval, un hameçon et quelques plumes en guise de mouches. Le Tenkara était né, exigeant du pêcheur une grande connaissance des lieux poissonneux et une agilité à se déplacer furtivement pour ne pas alerter la proie, car faute de moulinet, la ligne est courte. Chauusez vos cuissardes pour suivre Patricia