Vivons nos temps

20 mars 2019

A Mossoul, même le lion Simba et l’ours Lula étaient soupçonnés de terrorisme

ours Amir Khalil, un vétérinaire austro-égyptien, raconte l'évacuation rocambolesque des deux derniers animaux rescapés du zoo de Mossoul, la capitale de l'Etat islamique assiégée depuis des mois par l'armée irakienne.

Vétérinaire de guerre: la profession d’Amir Khalil n’est pas commune. Sa dernière mission encore moins. Ce quinquagénaire austro-égyptien a réussi à évacuer un lion et un ours du zoo ravagé de Mossoul, la seconde ville d’Irak. L’armée irakienne y assiège les derniers djihadistes de l’Etat islamique et des dizaines de milliers de civils pris au piège.

«Peut-être que je suis fou», rigole le vétérinaire sans frontières au téléphone. Il vient de rentrer à Vienne au terme de la mission «la plus difficile» de sa carrière.  La capitale autrichienne abrite le siège de «Quatre Pattes», une association qui a aussi une antenne en Suisse et qui milite pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques.

Alors que la ville irakienne est à feu et à sang, le vétérinaire défend becs et ongles le bien fondé de son action. «A Mossoul, la situation humanitaire est terrible, reconnaît-il. Chacun a perdu au moins un proche dans les combats. Les maisons sont détruites. Les gens avaient d’autres priorités que de sauver les deux derniers animaux rescapés du zoo. Nous devions nous en occuper.» Il estime le coût de l’opération à 70 000 euros. «Cela a aussi bénéficié à la population, car nous avons engagé plusieurs habitants pour nous aider et avons acheté de la nourriture sur place», plaide-t-il. La suite de ce sauvetage exemplaire

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«Bâtonnet exfoliant» et crème «rajeunissante»: le marketing à l’assaut du vagin

baton Le sexe féminin est devenu la cible d’un marché qui entend le récurer, le parfumer et même, désormais, le rajeunir, en surfant sur une pathologisation de la sexualité féminine déjà ancienne.

L’été dernier, le magazine Teen Vogue, lu par des très jeunes filles, devenait la risée de Twitter en publiant un article intitulé «Comment obtenir votre meilleur vagin d’été?» truffé de contre-vérités médicales. Fin février, c’est la version américaine de Marie-Claire qui s’illustrait en publiant un texte dithyrambique intitulé «J’ai fait un sauna vaginal et j’ai adoré ça». Ce «soin» proposé dans certains spas californiens, et censé «revitaliser l’utérus», consiste à exposer son entrejambe à des vapeurs parfumées.

Lire aussi: Rencontres avec des femmes remarquables dans «#Female Pleasure»

Il a déjà été dénoncé par plusieurs gynécologues pour ses effets potentiellement nocifs, mais une certaine presse féminine y croit toujours… Si les femmes se sont battues pour ne plus être reléguées à l’entretien du foyer, c’est à un autre intérieur qu’on les somme aujourd’hui de s’affairer, au nom de leur «bien-être». La suite de ce dossier

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19 mars 2019

Après le matérialisme ?Thomas Nagel, L’esprit et le cosmos. Pourquoi la conception matérialiste néo-darwinienne est fausse

l'esprit La science repose sur une conception matérialiste de la nature qu’elle est inapte à justifier. Même les neurosciences ne peuvent rendre compte de la vie de l’esprit en invoquant la seule matière. Thomas Nagel en appelle à un changement radical dans notre manière de concevoir la rationalité.

Il n’est pas si fréquent qu’un livre de philosophie soit l’objet d’un débat dans des revues de large diffusion, des journaux quotidiens aux États-Unis (et leurs sites internet). Tel fut le cas pour L’esprit et le cosmos de T. Nagel, lors de sa parution, en 2012, chez Oxford University Press. Certes, T. Nagel est l’un des plus importants philosophes américains contemporains, professeur à l’Université de New York – plusieurs de ses livres sont traduits dans de nombreuses langues, dont le français. Mais c’est surtout que, dans son dernier ouvrage, il conteste le bien-fondé de ce qu’il appelle une « Weltanschauung naturaliste » (p. 10). Si le terme allemand utilisé signifie « vision du monde », n’est-il pas aussi possible de le traduire par « idéologie » ? Elle consiste à penser que les sciences de la nature constituent l’horizon de toute explication correcte, c’est-à-dire scientifique, du monde. Elles se sont constituées au moment de la révolution scientifique au XVIIe siècle et avec la théorie darwinienne de l’évolution au XIXe siècle. Être explicable, c’est l’être dans les termes des sciences physiques et de la théorie néo-darwinienne.

La conception matérialiste de la nature est ainsi le présupposé de l’explication scientifique aujourd’hui ; dans les sciences physiques, la biologie, les neurosciences, les sciences cognitives, cela va presque de soi pour la plupart, mais aussi dans les sciences humaines et sociales, voire en esthétique, dans la critique d’art ou dans la théorie de la littérature. L’homme ne devrait pas ainsi être considéré comme une exception dans la nature. Sa vie intellectuelle et culturelle devrait elle-même être expliquée sur des bases épistémologiques matérialistes. Pourtant, dit T. Nagel, « la conception matérialiste néo-darwinienne de la nature est très probablement fausse » (c’est même le sous-titre du livre).

Il eût alors été surprenant qu’une telle affirmation ne provoquât pas quelques levées de boucliers. Cela n’a pas manqué.

Voir l'analyse de Roger Pouivet, professeur de philosophie à l’Université de Lorraine et appartient aux Archives Poincaré - Philosophie et Recherches sur les Sciences et les Technologies

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Gare de Lyon : le retour du grand Bleu, un reportage de Thierry Richard

lyon C’est sans aucun doute l’un des plus beaux restaurants de Paris et une part importante de sa mémoire gastronomique. Mais cela faisait bien longtemps que le Train Bleu n’aiguisait plus les appétits parisiens. Les choses ont-elles changé depuis l’arrivé des Rostang en cuisine ?  C’est ce que nous sommes allés vérifier. En voiture, s’il vous plaît !

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Rencontre : Joran Briand, la vague rafraîchissante du studio Briand-Berthereau, avec Johanna Colombatti

mob Designer mobilier et graphique, animé par le surf et son lifestyle, Joran Briand, moitié du studio Briand & Berthereau, nous reçoit dans leur agence… On y parle de leurs projets réalisés avec succès, mais aussi de sa passion pour l’Océan qui l’a conduit à créer une revue, West is the Best, (la troisième édition est à paraître) pour aller à la rencontre de ces créatifs qui ont choisi d’oeuvrer les pieds dans l’eau… Rencontre avec ce jeune designer de talent qui est en passe d’ouvrir une annexe de son studio parisien… au bord de la mer ! Propos recueillis par Johanna Colombatti

Voir l'entretien

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Interagir en ligne, oui, mais rien ne compte autant que la relation réelle

mano Passer du temps avec ses amis est une activité en voie de disparition. Pourtant, ceux-ci sont nos meilleurs alliés pour atteindre la félicité. La numérisation de la société n’arrange rien.

Il y a plusieurs siècles, le philosophe Epicure enseignait à ses disciples que le plus grand des bonheurs, c’est d’être bien entouré. «De toutes les formes de sagesse qui existent pour trouver le bonheur au cours d’une vie, la plus importante est l’amitié.» Le monde contemporain lui a donné raison. Une étude conduite par l’Université Harvard a ainsi démontré que rien n’affecte aussi négativement le vieillissement que le manque de relations sociales positives. A l’inverse, l’affection et l’attention que nous portent les autres décuplent nos forces et notre capacité à surmonter les obstacles.

Ce «capital social», pour reprendre l’expression de Pierre Bourdieu, est depuis un certain nombre d’années menacé. En effet, il y a plus de quarante ans déjà, l’écologiste Murray Bookchin émettait l’idée que la société moderne avait atteint «un degré d’anonymat, d’atomisation sociale et d’aliénation spirituelle qui n’avait aucun précédent dans l’histoire de l’humanité».

Voir comment retrouver le réel

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Le fardeau de la couleur de peau

couleur La section «Décryptage» du FIFF (Festival international de films de Fribourg) consacre tous les ans sa programmation à une question d’actualité. Cette année, son choix s’est porté sur la place des comédiennes noires dans le cinéma français. Rencontre avec quatre actrices du collectif «Noire n’est pas mon métier».

En mai dernier, elles étaient 16 à monter toutes ensemble les marches de Cannes. Seize actrices françaises noires ou métisses. Un acte aussi historique que militant pour promouvoir la diversité dans le cinéma français. Deux semaines plus tôt était sorti un ouvrage collectif, Noire n’est pas mon métier, réunissant des témoignages poignants faisant tour à tour ressortir le racisme auquel sont confrontées ces comédiennes au quotidien: discrimination, rôles trop rares et souvent stéréotypés ou hyper-sexualisés, manque de reconnaissance…

Profitant de cette médiatisation, le FIFF (Festival international de films de Fribourg) a choisi de consacrer sa section «Décryptage» à ce sujet brûlant. «Nous avons décidé de cette programmation avec Thierry Jobin, le directeur du festival. Il s’agissait pour chacune d’entre nous de choisir un film qui lui tienne à cœur, qui parle de nous et de notre problématique», explique Magaajyia Silberfeld, dont la mère n’est autre que la journaliste Rahmatou Keïta, réalisatrice du documentaire Al’lèèssi… Une actrice africaine (2004), un court métrage qu’elle a choisi de proposer aux spectateurs du FIFF. «Il me semble important dans la mesure où il raconte un pan de l’histoire cinématographique du Niger, l’une des premières d’Afrique», explique-t-elle. En savoir plus

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Barbet Schroeder: «Le problème des religions, ce sont les hommes»

barbet Le cinéaste d’origine suisse boucle sa «trilogie du mal» avec «Le Vénérable W.», portrait d’Ashin Wirathu, un moine birman appelant à l’extermination des musulmans. Un documentaire glaçant au moment où le génocide des Rohingyas se précise.

Le Temps: «Le vénérable W.» est le dernier volet d’une trilogie du mal, commencée en 1974 avec Général Idi Amin Dada et poursuivie en 2007 avec L’Avocat de la terreur sur Jacques Vergès. Comment s’est mise en place cette trilogie?

Barbet Schroeder: Pendant le tournage d’Amin Dada, j’étais ébahi par ce que j’obtenais en laissant ce dictateur sanguinaire faire son autoportrait… J’ai eu envie de retrouver cette sensation auprès d’autres responsables de crimes. Un projet sur les Khmers rouges, la dictature de l’utopie, a échoué et je le regrette encore. Puis j’ai pu parler du terrorisme à travers un autoportrait de Vergès, qui montre comment un mouvement indépendantiste peut évoluer en actions criminelles lucratives. Tout commence avec des bombes posées par des idéalistes et se termine avec les tours de New York – ne parlons même pas de la suite… En 2015, je suis tombé sur des rapports très sérieux des Universités de Yale et Queen Mary qui annonçaient un génocide en Birmanie… On ne pouvait trouver mieux pour clore la trilogie, le génocide étant le mal absolu. La suite de l'entretien

Lire aussi: «Le Vénérable W.», un voyage au bout de la haine

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18 mars 2019

Régénérer les eaux usées de nos municipalités et entreprises

etangs Ecofixe a développé un procédé biologique de traitement des eaux usées qui optimise les installations existantes des municipalités et des industries.

Cette entreprise fondée en 2009 vise ainsi à augmenter la qualité de l’eau ce qui, ultimement, contribue à améliorer la santé et l’environnement. Entrevue avec Marisol Labrecque, présidente de cette PME lavalloise sélectionnée au concours Mouvement 2019.

Vous vous attaquez au traitement des eaux usées: quel est précisément l’enjeu dans ce domaine?

Selon des données des Nations Unies, 80% des eaux usées générées sur la planète proviennent des activités humaines – c’est un problème important, notamment en Amérique du Nord. Par exemple, un étang aéré – c’est-à-dire une succession de bassins dans lesquels les eaux usées séjournent pour une certaine période pendant laquelle l’aération des eaux et l’activité biologique qui s’y développe permettent entre autres de dégrader la charge organique – est responsable d’environ 30% des émissions des gaz à effet de serre d’une municipalité. Le secteur lié aux installations de traitement des eaux usées représente d’ailleurs le deuxième poste en importance des émissions des GES au Canada, après le secteur du transport. Il faut également noter que nos installations sont vieillissantes: non pas qu’elles fonctionnent moins bien, mais elles ont atteint leur pleine capacité de traitement. La question est alors de savoir comment optimiser ces installations pour leur donner une seconde vie plutôt que d’agrandir les infrastructures ou en construire des nouvelles.

Quelle est votre solution ?

Ecofixe propose un système modulaire écoconçu et écoénergétique qui augmente la capacité de traitement biologique des eaux usées grâce au maintien d’une grande quantité de biomasse. En pratique, la technologie développée permet de débloquer une biomasse contenue à l’intérieur de ces modules, ce qui permet d’accélérer le traitement des eaux usées qui, à l’issue du processus, retournent dans l’environnement. Son principal avantage est de pouvoir être intégrée directement dans des installations déjà existantes pour leur donner une seconde vie.
Ce système s’adapte à tous les types d’installation de traitement biologique, comme les étangs aérés que l’on retrouve dans 75% des municipalités canadiennes. La mise en place de ce système de modules est par ailleurs simple et rapide puisqu’elle peut se faire à partir des berges d’un étang, et qu’elle ne nécessite aucune infrastructure supplémentaire.
Notre solution s’adapte aux besoins des municipalités qui doivent respecter des normes environnementales plus strictes et dont les installations ont atteint leur pleine capacité en raison de l’augmentation de la population et de l’arrivée de nouvelles industries. Elle offre également un second souffle aux installations de traitement des eaux des entreprises qui veulent augmenter leur production, qu’elles soient dans les secteurs agroalimentaire, minier, de la papeterie ou de la gestion des déchets. La suite de l'interview

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Wise associe cosmétique et éco-responsabilité

wiseL’approche locale, naturelle et éco-responsable sert de ligne directrice à la marque québécoise de cosmétique pour hommes Wise.

Argile coiffante, shampoing à base d’extrait d’écorce de bouleau ou crème pour visage au chaga, la startup québécoise Wise s’adresse aux hommes et leur propose une gamme de produits de soins fabriquée au Québec et composée d’ingrédients naturels. À son origine, une discussion entre le barbier fondateur du salon de Le Monthly, Simon Chercuitte et l’un de ses clients, André Barsalou, au cours de laquelle ils constatent la quasi-inexistence de produits de soin naturels qui leur ressemblent. Cinq ans plus tard, en août 2018, ils lancent les produits Wise avec à bord de l’entreprise, trois autres cofondateurs. En savoir plus

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