Vivons nos temps

15 décembre 2018

Y aura-t-il des fantômes à Noël ?

frantômesOn le sait peu, mais les revenants aiment les fêtes de fin d’année. Spécialiste des spectres en littérature, Daniel Sangsue a publié ce printemps «Journal d’un amateur de fantômes», une brassée d’histoires vécues, entendues, lues. Jusqu’à fin décembre, il poursuit l’exercice pour «Le Temps».

"...Pourquoi des fantômes à Noël? Chez les Romains, ils étaient censés apparaître en février, durant les fêtes des Caristies évoquées par Ovide. Les Celtes les faisaient revenir durant les nuits d’octobre (d’où Halloween, littéralement la veille de tous les saints). Au Moyen Age, selon l’historien Jean-Claude Schmitt, ils devaient se manifester en hiver, plus particulièrement pendant les douze jours qui suivent Noël, jusqu’à l’Epiphanie..." Pour trouver les fantômes

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Dépaysement : les secrets de Guernesey, avec Damien Guillou

gueC’est à peine remis de nos belles rencontres jersiaises que nous mettons le cap à une soixantaine de kilomètres plus au nord. Si proche, mais si différente aussi, Guernesey se hume au gré d’adresses aussi savoureuses que les anecdotes qui cultivent ses mystères. Ajoutez-y une nature parfois ébouriffante, et vous voici bel et bien sur l’île de la sensation. Découvrons Guernesey avec Damien

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14 décembre 2018

Agatha Christie, une jeune femme dans le vent

young-agatha-christieA ses débuts, la reine du crime a créé des personnages féminins marquants. Face à Hercule Poirot et Miss Marple, la romancière se raconte par ses héroïnes à chapeau cloche. Dernier volet de notre série sur quelques maîtres du policier.

"En une décennie, les piliers d’une œuvre qui durera cinquante années sont solidement établis. Les intrigues policières les plus tortueuses, selon une recette bien personnelle, marque de fabrique de la «reine du crime»; et, ce qui est désormais moins connu, les romans d’aventures. Ceux-ci constituent la partie plus allègre, sautillante, de l’écrivaine aux 67 romans. Ils représentent un versant un peu plus personnel de son œuvre. Il y est question de femmes de leur temps, loin de l’adorable, redoutable, mais un peu datée, Miss Marple et ses tricots"... Lire la suite de la vie d'Agatha Christie

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Des diamants de synthèse pour enterrer l’extraction

diamant_brut_naturelDe plus en plus de joailliers misent sur les diamants de laboratoire afin d’en finir avec des processus miniers polluants. A l’image de la marque française Courbet. Le coût énergétique de production peut toutefois être élevé.

Manuel Mallen pianote sur son portable avant de tendre une photo. Une mine à ciel ouvert en plein milieu d’un lac canadien. «Vous en pensez quoi? Moi j’appelle ça la maladie de la peau de la terre.»

Cet ancien collaborateur de Piaget et Baume & Mercier a fondé en mai dernier sa propre marque de bijoux, Courbet, située au cœur de la place Vendôme parisienne. Sa particularité: elle ne s’approvisionne qu’en or recyclé et en diamants de synthèse, qu’elle qualifie «d’écologiques et éthiques». Des pierres produites en laboratoire qui ressemblent à s’y méprendre aux originales mais qui restent encore boudées par le monde du luxe... La suite de cet article

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L’odyssée moderne. Marshall Berman " Tout ce qui est solide se volatilise"

touteVivre en ville et aspirer à un développement infini : telles seraient les caractéristiques de la modernité, selon Marshall Berman, dont l’essai classique paraît opportunément en français, alors que la pensée critique est en perte de vitesse.

"L’intérêt de cet ouvrage tient tout d’abord à la grande liberté de ton de son auteur, qui y défend une approche non-académique et personnelle de la modernité. Né à New York dans les années 1940, Berman fut profondément marqué par la dévastation de son quartier suite à la création d’une immense voie rapide, symbole de la modernité dans les années 1950-1960, qui scinda le Bronx en deux. Cet épisode traumatique constitue le point de départ de l’enquête passionnée de Berman sur la modernité"... Voir l'analyse de Lucie Wezel, agrégée de philosophie et doctorante à l’Université Paris 8. Rattachée au laboratoire LLCP, elle prépare une thèse sur la métaphysique et la dialectique négative d’Adorno.

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Les philanthropes aiment-ils la planète ? Capitalisme, changement climatique et philanthropie

planeteLes fondations philanthropiques s’engagent dans la lutte contre le changement climatique, avec des actions célébrées. Mais pour quels résultats ? Selon Edouard Morena, ces fondations contribuent en fait à maintenir l’ordre économique qui aggrave la crise climatique.

"Au-delà des appels à l’action et des promesses d’engager davantage de ressources dans la lutte contre le changement climatique, le One Planet Summit, qui s’est tenu à Paris en décembre 2017, a été marqué par l’importance accordée aux philanthropes et aux fondations philanthropiques. Loin d’occuper un rôle secondaire ou d’appui (Bloomberg Philanthropies a financé et orchestré l’événement), les fondations ont été publiquement reconnues et célébrées comme des acteurs essentiels de la lutte contre le changement climatique, aux côtés des gouvernements, des entreprises, des investisseurs et d’autres organisations de la société civile (en particulier les villes et les gouvernements locaux). Le matin du Sommet (12 décembre), le Président Macron a tenu à l’Élysée une réunion avec un groupe de philanthropes de premier plan – y compris Michael Bloomberg, Bill Gates et Richard Branson – au cours de laquelle il a insisté sur la place particulière de la philanthropie comme catalyseur de l’action climatique. Il a en outre appelé ses invités à « créer un groupe de travail pour cibler et élargir le rôle de la philanthropie dans la réalisation accélérée des objectifs ambitieux de l’Accord de Paris, notamment par le développement de partenariats avec les gouvernements et les bailleurs de fonds publics »... Voir l'analyse d'Edouard Morena, Maitre de Conférences en science politique à la University of London Institute in Paris (ULIP). Au cours des six dernières années, il a centré ses recherches sur la participation d’acteurs non-étatiques dans les processus environnementaux internationaux – avec une attention particulière au rôle des fondations philanthropiques.

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11 décembre 2018

En colocation à huit plus un bébé dans une villa zurichoise

habitatLes modes de vie changent, les façons d’habiter aussi. La colocation séduit de plus en plus de jeunes adultes actifs, même quand un nourrisson arrive.

"...C’est une grande villa de 1910, encerclée d’un jardin. Depuis ce petit havre de verdure perché sur le Züriberg, on aperçoit le lac de Zurich et les toits de la vieille ville, à seulement quelques arrêts de tram de la Hauptbahnhof. Huit adultes entre 28 et 43 ans se partagent la maison. Un neuvième colocataire est arrivé il y a six mois: Gian, né en février 2018.

Il y a en tout dix chambres – dont deux restent libres pour les amis de passage –, une cuisine, un salon, deux salles de bains et un potager. Une fois par an, à la fin de l’été, ils installent un bar dans la maison du gardien, au fond du jardin, et organisent une grande fête costumée. «C’est un endroit spécial. J’aurais eu de la peine à le quitter», souligne Michele, graphiste indépendant et père de Gian, qui vit dans la villa depuis quatre ans..." Poursuivre la lecture de cette aventure

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07 décembre 2018

L’imaginaire des îles, entre utopie et paradis

ile Mondes clos propices aux fantasmes et aux désillusions, les territoires insulaires exercent une fascination puissante sur les sociétés humaines. Une navigation lancée par trois historiens genevois des religions explore cinq mille ans de rêves.

"...L’île devient ainsi «l’obscur objet d’un désir qui se nourrit non pas de sa proximité mais de sa distance», écrit Jan Blanc, historien de l’art à l’Université de Genève. Ce désir distant se construit notamment à travers les récits de voyage et la peinture. Les artistes qui accompagnent les expéditions, à l’image de l’Anglais William Hodges (1744-1797), sont mus à la fois par le souci de l’exactitude et par celui de magnifier l’étrangeté de ce qu’ils découvrent. Comment s’y prendre? «Pour transmettre à son spectateur le sentiment vrai et singulier de la nouveauté des paysages qu’il a rencontrés lors de son voyage, il lui faut faire appel aux sensations que ce spectateur connaît déjà.» Le peintre est amené ainsi à faire apparaître du nouveau à partir de lieux communs, ou, comme le dira l’anthropologue Claude Lévi-Strauss deux siècles plus tard, à partir de «bribes d’informations délavées». Celles-ci constituent l’étoffe même du récit de voyage depuis l’époque de Marco Polo, grand champion du ouï-dire, et des Isolari, les «catalogues d’îles» que dressera la Renaissance italienne.
Tout cela réactive un imaginaire bien plus ancien: les premiers rêveurs d’îles à avoir laissé des traces sont les Sumériens..." La suite (du fantasme ?)

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A Anvers, les diamants ne sont plus éternels (mais plate-formés, souligné par votre serviteur)

anvers La capitale du diamant perd ses tailleurs de pierres année après année au profit de l’Inde. Ses diamantaires sont prêts à bouleverser les codes du secteur en misant sur l’e-commerce et l’éphémère.

"...Le site de vente en ligne belgo-français ne produit que sur commande, une fois que le paiement a déjà été effectué par le client, pour éviter d’avoir à gérer des stocks de diamants. Ce faisant, Baunat (prononcez Beau-na) contourne la plupart des intermédiaires traditionnels du secteur, pour s’approvisionner directement à la source auprès des tailleurs de pierres indiens..." La suite forcément luxueuse

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Boris Cyrulnik: «Les religions sont nécessaires pour socialiser les âmes»

boris Le célèbre neuropsychiatre français s’attaque dans son dernier livre au plus compliqué des patients: Dieu. Avec une conviction: plus nos sociétés occidentales portent l’individu au pinacle, plus les croyants recherchent dans la religion cette solidarité qui leur manque tant dans leur vie quotidienne.

«On a besoin…» Ces trois mots, Boris Cyrulnik les prononce comme un rituel. Trois mots clés que l’on retrouve partout, plantés tels des balises au fil de son essai Psychothérapie de Dieu (Ed. Odile Jacob). Oui, l’homme a besoin de Dieu, cette «croyance en une force surnaturelle qui veille sur nous et nous surveille, adaptation au miracle de vivre et à la souffrance que cela entraîne», comme l’écrit l’auteur. Lequel, en ces temps de convulsions religieuses extrêmes, lie irrémédiablement la croyance à la nature humaine: «La spiritualité n’est pas tombée du ciel, affirme-t-il. Elle a émergé de la rencontre entre un cerveau capable de se représenter un monde totalement absent et un contexte culturel qui donnait forme à cette dimension de l’esprit.» La suite (pour retrouver la foi ?)

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