pin Dans une forêt néo-zélandaise, une souche morte parvient à se maintenir en vie en suçant la sève de ses voisins. De quoi revoir possiblement notre vision des forêts.

Tout a commencé lors d’une promenade dans les forêts de l’île du Nord de Nouvelle-Zélande. Deux botanistes, Sebastian Leuzinger et Martin Bader, marchent sur un sentier bordé de pins kauri, Agathis australis, une espèce de conifère déjà relativement badass dont le spécimen le plus célèbre s’appelle Tāne Mahuta («seigneur de la forêt», en maori). Connu comme le plus grand pin kauri du pays, il mesure plus de 50 mètres, et son tronc flirte avec les 14 mètres de circonférence. En outre, ces pins peuvent vivre jusqu’à 2000 ans.

Mais c’est quelque chose au niveau du sol qui attire l’attention des deux scientifiques de l’Université de technologie d’Auckland: une vieille souche morte. Du moins le pensaient-ils. Car, en l’examinant de plus près, les deux hommes constatent que celle-ci dégouline de résine, signe qu’elle est toujours en vie, tel un zombie suintant de miasmes corporels.

Ce n’est pas la première fois que des souches mortes-vivantes sont mises en lumière, rappelle le New York Times dans un article sur le sujet. De rares cas similaires ont été rapportés chez d’autres espèces aux Etats-Unis, notamment dans des forêts du Nevada en 1961, et dans le New Jersey en 1963. Mais aucune explication n’a jusqu’ici satisfait les scientifiques, qui ne savent toujours pas quels mécanismes maintiennent en vie ces zombies végétaux. En apprendre plus