prag Le 14 juin, une vague violette a déferlé sur la Suisse: quelque 500 000 femmes – et hommes – sont descendues dans la rue, clamant leur impatience et réclamant l’égalité «aujourd’hui». Mais les deux projets approuvés par le Conseil des Etats à sa suite sont minimalistes.

Par son ampleur sans précédent ces dernières décennies, la deuxième grève des femmes a constitué un événement historique. Une semaine plus tard, le Conseil des Etats a mis sous toit une réforme pour promouvoir les femmes à la tête des entreprises cotées en bourse, puis un congé paternité de deux semaines. Cruel retour à la «realpolitik» suisse! Car ces deux décisions, si elles vont dans la bonne direction, n’ont rien d’historique.

La Chambre haute a d’abord fixé des valeurs indicatives de représentation des femmes de 30% au sein des conseils d’administration et 20% dans les directions. Non seulement le projet ne prévoit ni contrainte ni sanction, mais encore il entérine des seuils qui sont loin d’une véritable parité dans les hautes sphères des entreprises... La suite de l'article