16 mai 2018

Mourir ou trahir. M. Chaumont, Survivre à tout prix ? Essai sur l’honneur, la résistance et le salut de nos âmes

Que serait-on prêt à faire pour survivre en situation extrême ? Le sociologue J.-M. Chaumont nous emmène voir de près en quels termes s’est posé ce dilemme pour trois catégories de survivants. Et montre comment on peut venir à croire que la vie sauve s’obtient parfois au prix du salut de l’âme. Dénoncer ses camarades pour échapper à la torture, brûler les cadavres des siens en échange d’un sursis pour soi-même, abandonner son bébé dans sa course dans l’espoir d’échapper aux poursuivants qui veulent vous massacrer…... [Lire la suite]
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30 avril 2018

Olivia Gazalé: «On ne naît pas homme, on le devient»

La philosophe Olivia Gazalé signe un livre simple et clair sur la construction de la virilité de la préhistoire à nos jours, laquelle explique en partie la perpétuation des inégalités hommes-femmes tout en enfermant les hommes dans leur propre piège. «Sois un homme!», «Moi? Je suis pas une tapette», «Lui, c’est un mec, un vrai», «T’as pas de couilles ou quoi?». Les références à la virilité et à ses attributs sont partout, tout le temps, et nous dépassent largement: que dit-on vraiment en employant ces termes, quels stéréotypes... [Lire la suite]
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31 mars 2018

Quand la philosophie répare le pire

Les illustres penseurs ne sont pas réservés à une élite, assure Marie Robert. Dans «Kant tu ne sais plus quoi faire», la jeune agrégée appelle les philosophes à la rescousse de nos déveines quotidiennes. Savoureux et convaincant. Spinoza qui vous sauve d’un trauma post Ikea. Heidegger qui vous console de la mort de votre chien. Levinas qui vous aide à apprivoiser votre ado rebelle. Ou encore Aristote qui vous guérit d’une gueule de bois… Non, les philosophes ne sont pas ces êtres inaccessibles dont les concepts complexes... [Lire la suite]
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07 mars 2018

Les arbres et les signes

Les arbres pensent, explique E. Kohn, parce qu’ils ont une faculté de représenter le monde, et l’anthropologie nous aide aujourd’hui à dépasser la distinction entre humains et non-humains. Le risque est cependant de donner de la pensée une définition assez pauvre. Voir l'analyse de Martin Fortier, doctorant à l’Institut Jean Nicod (Département d’Études Cognitives de l’ENS-Paris) et à la Formation Philosophie et Sciences Sociales de l’EHESS.
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07 mars 2018

L’idéologie de la modernité. À propos de Marcel Gauchet " L’Avènement de la démocratie, IV : Le Nouveau monde"

La modernité, explique M. Gauchet, est un projet cohérent : celui de faire advenir une société autonome. C’est là incontestablement une de ses significations, mais peut-on considérer qu’il s’agit là d’un processus aussi unifié que l’auteur l’affirme ?  L’originalité de M. Gauchet dans le champ théorique contemporaine provient d’une conviction bien différente : au delà de l’égarement ethnocentriste, il y a quelque chose à sauver dans l’idéologie de la modernité... Voir l'analyse de Stéphane Haber,... [Lire la suite]
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25 octobre 2017

«Le deuil n’est pas une maladie psychologique, mais un acte social»,entretien avec Alix Burnand

La semaine prochaine, à Lausanne, le festival Toussaint’S dira tout de l’enterrement. Rencontre avec sa fondatrice, Alix N. Burnand, qui plaide en faveur des rituels collectifs pour traverser la tristesse de la perte. Le saviez-vous? En Suisse, la crémation est choisie dans 93% des décès. Et, le saviez-vous, bis? Ce qu’on appelle «cendres» est en fait de la poudre d’os, les gros os du corps, type tibia et fémur, que les flammes n’ont pas réussi à consumer. Le reste du mort, lui, part en fumée…La suite 
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18 octobre 2017

Une nouvelle carte du Tendre. Francis Wolff : Il n’y a pas d’amour parfait

La philosophie peut-elle dire ce qu’est l’amour ? Dans un ouvrage court et argumenté, Francis Wolff s’essaie au jeu de la définition, montrant que l’amitié, le désir et la passion délimitent l’amour autant qu’il s’en nourrit.  S’interroger sur l’amour, c’est d’abord se demander s’il peut être défini. Ne serait-il pas un sentiment essentiellement variable, anthropologiquement et historiquement ? Bien que l’époque soit rétive à définir, F. Wolff se propose de saisir, sinon une essence intangible, du moins une musique de... [Lire la suite]
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22 septembre 2017

Une seconde vie, de François Jullien

Quand on avance dans la vie, il est une question qu’on ne peut plus, peu à peu, ne pas se poser : pourquoi est-ce que je continue de vivre ?Cette question, on peut la maintenir au niveau bas du développement personnel, affublé en « sagesse », et du marché du bonheur.Ou bien l’affronter philosophiquement pour y chercher une issue plus ambitieuse qui soit la promotion d’une « seconde » vie. En voir plus
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19 septembre 2017

Y a de la joie en Suisse

A l’initiative du Centre interfacultaire en sciences affectives de l’Université de Genève, un beau livre passe les émotions au crible des neurosciences, de la philosophie ou de la photographie. Passionnant.  Disney Pixar les a imaginées comme de petits personnages se partageant le contrôle de nos pensées et de nos actes. Dans Vice-versa, Joie, Peur, Colère ou Dégoût squattent la tête d’une fillette, œuvrant tant bien que mal pour l’aider à vivre son emménagement dans une nouvelle ville. David Sander, lui, les collectionne et... [Lire la suite]
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06 septembre 2017

Les promesses oubliées de l’écologie politique

L’écologie politique ne date pas des années 1970, elle est née au XIXe siècle, de la conviction de penseurs progressistes qu’il ne saurait y avoir d’émancipation sans respect de la nature — être de gauche, c’était alors nécessairement être écologiste. Dans ce livre riche et politiquement salutaire, Serge Audier, philosophe, propose de nous faire redécouvrir les « promesses oubliées » des pensées écologiques du XIXe siècle tout en offrant des ressources pour nous libérer des clivages et des oppositions stériles du... [Lire la suite]
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