toni Première Afro-Américaine à recevoir le Prix Nobel de littérature en 1993, l’écrivaine est morte dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 88 ans, selon son éditeur.

Toni Morrison est morte dans la nuit du 5 au 6 août, à l’âge de 88 ans, avec un sentiment de révolte inentamé. L’écrivaine américaine est morte au Montefiore Medical Center de New York, a précisé son éditeur, Alfred A. Knopf, à Associated Press. Ni le succès international, ni le Prix Nobel de littérature en 1993 – elle est la première Afro-Américaine à le recevoir –, ni les divers doctorats honoris causa et autres distinctions ne sont parvenus à altérer ses passions et son allure de guerrière. Certes, elle a vu un Afro-Américain accéder à la présidence des Etats-Unis. Mais huit ans plus tard, elle a assisté à l’élection de Donald Trump et au retour du racisme décomplexé.

Silhouette imposante, port de tête altier, tout en elle était impérial et impérieux. Petite-fille d’anciens esclaves, elle savait d’où elle venait. Et elle n’a jamais craint de choquer. Par exemple, en qualifiant, en octobre 1998, Bill Clinton de «premier président noir des Etats-Unis». «Il présente toutes les caractéristiques des citoyens noirs, précisait-elle. Un foyer monoparental, une origine très modeste, une enfance dans la classe ouvrière, une grande connaissance du saxophone et un amour de la junk food digne d’un garçon de l’Arkansas.» En apprendre plus

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