eveil Des guerres millénaires, des blessures intimes et des aventures politiques. En 1e partie, des récits d'adolescents, au passé et au présent, dessinent les cicatrices de la violence du monde. Puis en 2e partie, la comédienne Myriam Boyer ouvre un parapluie théâtral multicolore.

En direct et en public du Festival d'Avignon

PREMIÈRE PARTIE | Tragédie d'adolescence

avec Daniel Jeanneteau, metteur en scène et scénographe, et Dominique Reymond, comédienne

"Dans sa pièce adapté d'Euripide, Martin Crimp fait une chose décisive par rapport à la pièce antique : il place le chœur au centre et en fait le moteur de la représentation. Les femmes du chœur ne sont pas en regard et en commentaire de l'action centrale, elles convoquent les figures, les contraignent." (Daniel Jeanneteau)

Dans le corps et l’esprit des êtres qui grandissent, survient parfois la violence d’un réel qui reste à tout jamais niché dans l’âme, et peut, comme ici, servir de terreau à l’émergence de la tragédie. Dans un spectacle présenté à Avignon, des jeunes gens évoluent en subissant ces violences intimes ou universelles, qui touchent à l’intégrité du corps ou à l’entendement de la raison dans les actes humains. Que la parole ne parvienne pas à se dire, qu’un chœur formule la déraison du monde, nous est offerte ici une création contemporaine puissante, avec la réinvention furieusement actuelle des mythes grecs fondateurs. 

"Je suis la Jocaste de la pièce, un rôle intimidant quand on est comédienne, tout comme le fait de se confronter à ces grands mythes. J'avais donc des hésitations initialement. Or le personnage ne veut pas être Jocaste au début, elle avait les mêmes réticences que moi au début." (Dominique Reymond)

Voir l'interview de Myriam Boyer

Illustration : culturebox.francetvinfo