geirge Georges Lavaudant vient pour la première fois travailler à Genève. Il est à l’œuvre dans l’opéra inspiré de la pièce de Goethe. Rencontre avec une grande figure de la mise en scène, simple et attachante.

On connaît Georges Lavaudant pour son grand travail théâtral, à Grenoble tout d’abord – dès le milieu des années 60 et pendant deux décennies –, avant d’enchaîner dix ans à la tête du TNP de Villeurbanne avec Roger Planchon, puis de monter à Paris diriger l’Odéon pendant dix autres saisons.

Son impressionnante liste d’œuvres, puisées dans le répertoire contemporain autant que classique, ses interventions sur les scènes les plus enviées et sa fréquentation des plus grands artistes d’une époque particulièrement fertile ne lui sont pas montées à la tête. Georges Lavaudant reste artisan dans l’âme, curieux et ouvert.

Pour celui qui a abordé une douzaine d’opéras allant de Wagner à Debussy en passant par Zemlinsky, Grétry ou Mozart pour le côté traditionnel, Koering, Fénélon, Maimone et Battistelli pour le versant moderne, Faust de Gounod représente une forme de défi... La suite de l'entretien