couleur La section «Décryptage» du FIFF (Festival international de films de Fribourg) consacre tous les ans sa programmation à une question d’actualité. Cette année, son choix s’est porté sur la place des comédiennes noires dans le cinéma français. Rencontre avec quatre actrices du collectif «Noire n’est pas mon métier».

En mai dernier, elles étaient 16 à monter toutes ensemble les marches de Cannes. Seize actrices françaises noires ou métisses. Un acte aussi historique que militant pour promouvoir la diversité dans le cinéma français. Deux semaines plus tôt était sorti un ouvrage collectif, Noire n’est pas mon métier, réunissant des témoignages poignants faisant tour à tour ressortir le racisme auquel sont confrontées ces comédiennes au quotidien: discrimination, rôles trop rares et souvent stéréotypés ou hyper-sexualisés, manque de reconnaissance…

Profitant de cette médiatisation, le FIFF (Festival international de films de Fribourg) a choisi de consacrer sa section «Décryptage» à ce sujet brûlant. «Nous avons décidé de cette programmation avec Thierry Jobin, le directeur du festival. Il s’agissait pour chacune d’entre nous de choisir un film qui lui tienne à cœur, qui parle de nous et de notre problématique», explique Magaajyia Silberfeld, dont la mère n’est autre que la journaliste Rahmatou Keïta, réalisatrice du documentaire Al’lèèssi… Une actrice africaine (2004), un court métrage qu’elle a choisi de proposer aux spectateurs du FIFF. «Il me semble important dans la mesure où il raconte un pan de l’histoire cinématographique du Niger, l’une des premières d’Afrique», explique-t-elle. En savoir plus