rat Une équipe française a réussi à transformer une molécule naturellement présente dans l’organisme en un médicament antidouleur de taille nanométrique. Les premiers essais sur les rats sont prometteurs.

Car, bien qu’efficaces et connus de très longue date, les antalgiques à base d’opiacés sont aussi susceptibles de générer des événements indésirables parfois sévères, parmi lesquels de la dépression respiratoire, des troubles confusionnels, de la dépendance, mais aussi de la tolérance, phénomène se traduisant par une diminution de l’effet analgésique, ce qui nécessite d’augmenter la dose pour obtenir un résultat équivalent.

Parue dans la revue Science Advances ce mercredi 13 février, une étude réalisée sur le rat par une équipe française s’est attachée à mettre au point une alternative à la morphine, sur la base d’une molécule créée par notre organisme: l’enképhaline, un peptide libéré par les neurones lors de sensations douloureuses trop intenses.

«Au même titre que les endorphines, bien connues des sportifs de haut niveau, les enképhalines permettent d’abaisser le seuil de la douleur ou de lutter contre la fatigue, décrit Patrick Couvreur, principal auteur de la recherche et professeur de biopharmacie à l’Université Paris-Saclay. C’est pourquoi les scientifiques s’intéressent à cette molécule depuis longtemps.» En savoir plus