ours L’état d’urgence a été décrété samedi dans l’archipel de Novaïa Zemlia, où 2500 personnes sont cernées par une horde d’ours blancs affamés. Le changement climatique complique la coexistence des hommes et des bêtes sauvages dans l’Arctique.

Des ours blancs pénètrent dans les maisons, entourent par dizaines les immeubles, coursent les habitants, fouillent les poubelles à la recherche de nourriture. C’est ce que montrent des photographies et des vidéos venant de l’île de Novaïa Zemlia, dans l’océan Arctique, publiés ces derniers jours sur les réseaux sociaux russes. Face à cette situation inédite, le gouvernement de la région d’Arkhanguelsk a déclaré l’état d’urgence samedi. «J’habite à Novaïa Zemlia depuis 1983 et je n’ai jamais vu une telle concentration d’ours blancs», témoigne le responsable de la municipalité de Belouchia Gouba, Jigancha Moussine.

52 spécimens de cette espèce carnivore ont été dénombrés aux abords de la localité. Le maire note aussi qu’au moins cinq ours blancs errent en permanence sur la base militaire voisine, où se trouve l’aéroport, unique voie de ravitaillement de l’île. Au moins 2500 personnes (le nombre de militaires est classé secret-défense) résident dans la municipalité de Belouchia Gouba, centre administratif de l’archipel. Considéré comme une zone militaire, le territoire de Novaïa Zemlya a été le théâtre de plus de 130 tests nucléaires aériens et sous-terrains durant l’époque soviétique. La suite