barbra Bleu blanc rouge et jaune. J’aime la France, même en quadricolore. Je l’aime d’abord, et depuis toujours, pour sa culture. Mais par culture, je n’entends pas seulement ses musées, ses centres d’art, partout dans le pays – car s’il est un domaine dans lequel les Français, qui sont en général réticents à son égard, appliquent activement la décentralisation, c’est bien dans la culture – non, j’entends aussi, ou peut-être surtout, sa culture du débat social. Je ne connais pas d’autres pays où les questions de société, et notamment les questions de liberté et d’égalité – selon leur devise – soient ainsi constamment analysées, débattues, mises et remises sur le métier du travail politique. La France a la conscience aiguë que tant que la question fondamentale des inégalités ne sera pas réglée, le pays ne dormira pas tranquille. Un immense travail intellectuel est produit au quotidien, pour alimenter les réflexions de tout un chacun. L’écriture est à la France ce que le tea time est à la Grande-Bretagne: le lieu de toutes les initiatives. Un premier livre sur les «gilets jaunes» vient déjà de paraître: ce livre est une action, qui amène les «gilets jaunes» partout, de la rue aux salons, de la province à la capitale, du vent des carrefours de la France dite profonde à l’ensemble du monde francophone et au-delà... La suite