eleve Docteur en sciences de l'environnement, Daniel Curnier dénonce l'incapacité du système scolaire à préparer les nouvelles générations aux enjeux climatiques. Les mobilisations étudiantes sont plus le fruit d'un instinct citoyen que d'une éducation adaptée à la transition écologique.

Pour Daniel Curnier, c’est évident: la société moderne doit se réinventer, car le modèle qu’elle adopte la rapproche des limites écologiques. Pourtant, la façon dont elle dessine son futur ne la mènera qu’à reproduire les mêmes erreurs. «Au lieu de former des gens qui pourraient trouver des solutions, on en forme dans le but de les insérer dans une économie qui produit les problèmes que l’on connaît. C’est absurde», affirme ce docteur en sciences de l’environnement à l’Université de Lausanne.

Ce que ce docteur de l’Université de Lausanne pointe du doigt, c’est l’éducation scolaire. Après des études en développement soutenable à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève, le chercheur s’est penché sur le rôle de l’école dans la transition écologique, conjointement à une formation à l’enseignement de la géographie... En apprendre (c'est le cas de la dire) davantage