paix Dans son dernier ouvrage, le chercheur Dominique Steiler lance une stimulante réflexion sur la paix économique, alternative à la guerre économique dont le vocabulaire a trop longtemps imprégné la formation des managers.

Trop longtemps le langage de la formation des managers a été imprégné d’un vocabulaire guerrier : « Si vis pacem, para bellum – Si tu veux la paix, prépare la guerre. » Celle-ci apparaissait comme la seule voie possible vers la réussite finale de l’entreprise, l’objectif à atteindre par tous les moyens, y compris les moins éthiques.

Mais poussée dans sa logique la plus extrême, la guerre économique finit par perdre tout sens : « Le modèle consumériste est devenu toxique et destructif… emballé avec la financiarisation imposant sa logique de mondialisation », comme le rappelle avec à propos Bernard Stiegler. Les organisations et les individus qui les composent en paient le prix fort.

Cette situation a interpellé Dominique Steiler, enseignant chercheur et titulaire de la chaire Mindfulness, Bien-être au travail et Paix économique à l’École de management de Grenoble. Il s’est demandé pourquoi les mots « paix » et « économique » étaient si rarement accolés. Comme s’ils étaient antinomiques. Comme si les relations à l’intérieur des entreprises ne pouvaient que relever de l’art de la guerre... L'article de Pascal de Rauglaudre dans son intégralité